En 2026, malgré la disparition des primes directes à l’installation, les panneaux solaires photovoltaïques restent parmi les investissements les plus rentables pour les ménages belges. Portés par une baisse des prix de 40 % en cinq ans, ils offrent aujourd’hui un retour sur investissement particulièrement rapide.

Un contexte plus favorable que jamais

Contrairement aux idées reçues, la fin des aides directes n’a pas réduit l’intérêt des panneaux solaires. Bien au contraire : la forte diminution des coûts d’installation (−40 % en cinq ans selon le marché belge), combinée à la hausse durable des prix de l’électricité, améliore significativement la rentabilité. Le délai de remboursement se situe désormais entre 6 et 9 ans, contre 12 à 15 ans il y a une décennie.

Pour une installation résidentielle standard de 5 kWc (soit environ 10 à 12 panneaux), le coût total TVAC varie entre 6 000 et 9 000 euros selon les prestataires. Une telle installation permet de couvrir entre 50 % et 70 % de la consommation annuelle d’un ménage, en fonction de son profil et de l’orientation du logement.

L’autoconsommation au cœur de la rentabilité

En 2026, la rentabilité repose principalement sur la capacité à consommer sa propre production. Injecter l’électricité excédentaire sur le réseau reste peu avantageux, avec des tarifs oscillant entre 2 et 5 centimes par kWh.

Adopter des habitudes simples permet d’optimiser cette autoconsommation : utiliser les appareils électroménagers en journée, recharger un véhicule électrique pendant les heures d’ensoleillement ou programmer le chauffe-eau à midi. Grâce à ces ajustements, le taux d’autoconsommation peut passer de 30–35 % à plus de 50 %, ce qui réduit la facture énergétique et accélère l’amortissement de l’installation.

Indicateurs clés

  • Baisse des prix d’installation (5 ans) : −40 %
  • Retour sur investissement moyen : 7 ans
  • Durée de vie des panneaux : 25 ans
  • TVA réduite (bâtiments de plus de 10 ans) : 6 %

Des aides toujours présentes selon les régions

En Flandre, aucune prime directe n’est proposée depuis 2024, mais le prêt MijnVerbouwLening permet de financer jusqu’à 60 000 € de travaux d’efficacité énergétique, y compris les panneaux solaires. Une prime de 1 725 € reste accessible pour l’installation d’une batterie domestique.

En Wallonie, les ménages à revenus modestes peuvent bénéficier du prêt à taux zéro RenoPack. Les installations réalisées avant 2024 continuent de profiter du mécanisme du compteur à l’envers jusqu’en 2030, un avantage important.

À Bruxelles, le système des certificats verts reste en vigueur : chaque MWh produit génère environ 2,055 certificats, pouvant être revendus entre 65 et 95 € l’unité. Depuis le 1er janvier 2026, une certification RESCert est obligatoire pour les nouvelles installations.

Faut-il investir dans une batterie ?

L’ajout d’une batterie domestique (entre 4 000 et 10 000 € TVAC) permet d’augmenter le taux d’autoconsommation de 35 % à 70–80 %. Cela se traduit par une économie annuelle de 250 à 600 €. Si le retour sur investissement d’une batterie seule reste plus long (8 à 12 ans), la combinaison panneaux + batterie devient de plus en plus intéressante, notamment en Flandre grâce à la prime existante.

Une stratégie souvent recommandée consiste à installer d’abord les panneaux, optimiser sa consommation, puis envisager l’ajout d’une batterie dans 2 à 3 ans, lorsque les prix auront encore baissé.

Des économies déjà visibles pour les ménages

Les propriétaires ayant installé des panneaux en 2022 ou 2023 constatent déjà des économies comprises entre 800 et 1 500 € par an sur leur facture d’électricité. Avec la hausse des tarifs réseau et des prix fixes, ces gains devraient encore augmenter dans les années à venir.

Au-delà des économies, les panneaux solaires constituent également un atout immobilier : ils améliorent le certificat de performance énergétique (PEB), ce qui peut augmenter la valeur du bien lors de la revente.