Malgré la forte hausse mondiale des prix du cacao entre 2024 et 2025, le chocolat belge conserve sa place de référence dans l’industrie alimentaire. En 2026, le secteur s’adapte et évolue, entre tradition et innovation.
Une industrie d’envergure mondiale ancrée en Belgique
La Belgique produit chaque année environ 220 000 tonnes de chocolat, dont plus de 70 % sont exportées à l’international. Un acteur majeur, souvent méconnu du grand public, joue un rôle clé : Barry Callebaut. Bien que son siège soit à Zurich, son principal site de production mondiale se situe à Wieze, en Flandre orientale. À lui seul, ce réseau industriel contribue à près d’un quart de la production mondiale de chocolat.
Le pays peut également compter sur des marques emblématiques, reconnues dans le monde entier : Godiva, Neuhaus — inventeur de la praline en 1912 — Leonidas, Galler ou encore Côte d’Or. Ces maisons perpétuent un savoir-faire centenaire qui participe au rayonnement international de la Belgique.
Une crise du cacao aux effets durables
La flambée des prix du cacao en 2024 et début 2025, liée à de mauvaises récoltes en Côte d’Ivoire et au Ghana, a fortement impacté le secteur. Ces deux pays représentent plus de 60 % de la production mondiale.
En Belgique, les consommateurs ont constaté une hausse des prix en rayon, avec des augmentations allant de 15 à 25 % pour certaines tablettes. Certains formats ont même disparu afin de contenir la hausse des coûts.
En 2026, les prix se stabilisent progressivement, mais restent supérieurs à leur niveau d’avant-crise. Les chocolatiers ont dû adapter leur stratégie : diversification des origines de cacao, réduction des formats ou développement de gammes plus accessibles.
Indicateurs clés
- Production annuelle de chocolat en Belgique : 220 000 tonnes
- Part exportée : plus de 70 %
- Invention de la praline belge : 1912
- Part du chocolat mondial liée à la Belgique : environ 25 %
Les tendances qui marquent 2026
Le chocolat noir à forte teneur en cacao connaît un succès croissant. Les tablettes à 70 %, 85 % ou même 100 % séduisent de plus en plus de consommateurs, notamment pour leurs bénéfices perçus sur la santé.
Le chocolat d’origine unique (single-origin) gagne également du terrain. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la provenance du cacao et aux conditions de production.
Par ailleurs, des variétés innovantes continuent de se développer. Le chocolat ruby, naturellement rosé et développé à Wieze, reste populaire, tout comme le chocolat « gold », aux notes caramélisées, qui élargit l’offre au-delà des classiques noir, lait et blanc.
Où acheter du chocolat belge à bon prix ?
Les chocolateries artisanales locales restent une valeur sûre pour allier qualité et prix raisonnable. Pour une consommation quotidienne, les enseignes discount comme Aldi ou Lidl proposent également des produits belges de bonne qualité à des prix compétitifs.
Les grandes marques comme Côte d’Or, Galler ou Neuhaus sont régulièrement proposées en promotion dans les supermarchés, en particulier lors des périodes festives comme Pâques ou Noël.
Vers une production plus durable
La durabilité s’impose comme un enjeu majeur pour l’avenir du secteur. Les producteurs belges s’engagent de plus en plus dans des démarches responsables, avec des certifications comme Fairtrade, Rainforest Alliance ou UTZ.
Des initiatives visent également à soutenir directement les producteurs de cacao en Afrique de l’Ouest. Barry Callebaut ambitionne ainsi de n’utiliser que du cacao durable d’ici 2030, tandis que certains artisans belges travaillent déjà exclusivement avec des filières traçables « bean-to-bar ».